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Sur France Culture : "Karl Marx, l'inconnu", par Christine Lecerf du Lundi 20 au vendredi 24 juillet de 9H05 À 11HJeune Marx

Que sait-on vraiment de Karl Marx ? Le XXe siècle a été le siècle du marxisme sans Marx. Le XXIe siècle sera-t-il celui de Marx sans le marxisme ? Avant d’être statufié, saccagé, puis oublié, Marx a été poète et amoureux dans l’Allemagne romantique. Vibrant d’espoir dans le flux et le reflux des révolutions européennes. Plongé à corps perdu dans l’antre du Capital. Et imaginant, dans ses vieux jours, le monde qui est aujourd’hui le nôtre. Un Marx inconnu.

Pour l'avenir le 24/07/2020

Les années passent. Marx travaille toujours au Capital sans parvenir à l’achever. L'esprit toujours aussi vif, le dernier Marx s’ouvre à de nouvelles questions...

Londres, 1850. La révolution industrielle bat son plein et Marx vit exilé dans la misère. Sur un bout de toile cirée, au milieu de la vaisselle et des...

1848. La révolte gronde dans toute l'Europe. Marx vit à l’heure des révolutions sans pour autant monter sur les barricades. Entre Paris, Bruxelles et Cologne, ...

Amoureux fou, bambocheur et poète, Marx jeune étudiant en droit va finalement se tourner vers la philosophie. Portrait inattendu d’un jeune romantique...

Pour les uns, il était le grand prophète. Pour les autres, il incarnait le mal absolu. Durant tout le XXe siècle, Marx et sa pensée sont déformés, caricaturés,...

Attente pour les patients, soins reportés, suivi et dépistage insuffisants, épuisement du personnel, conditions de travail difficiles, rémunérations bloqués… La médecine en France va mal ! L’origine du mal est connue, le remède difficile à trouver.

Pour faire face à l’augmentation de l’activité avec son corollaire d’augmentation des dépenses, divers procédés ont été utilisés. Dans les établissements de santé (hôpitaux et cliniques), les tarifs des séjours ont régulièrement baissé depuis l’instauration de la Tarification à l’Activité dite T2A. Pour pouvoir maintenir leurs ressources, ces établissements sont contraints d’augmenter la productivité (faire plus avec moins ou autant). Les honoraires des libéraux ont été bloqués et le nombre de médecins limité à l'excès (numerus clausus pour les étudiants). Cela ne va pas sans conséquences fâcheuses et même inadmissibles.

Les remèdes possible sont doubles : avoir une meilleure organisation, mais qui ne soit pas bureaucratique-managériale, fondée uniquement sur la productivité, et trouver plus d’argent sans mettre l’État et l’Assurance Maladie en déficit. Un début de solution a été trouvé en Juillet 2020, puisque 7,5 milliards d’euros supplémentaires seront prévus au budget annuel de l’hôpital à partir de 2022. Beaucoup reste à faire.

La médecine, faite pour préserver les biens les plus précieux qui soient, la vie et la santé, demande - d'évidence - à être bien lotie dans une société avancée.

Carson Rachel

Rachel Carson est une biologiste marine reconnue et elle a utilisé cette notoriété pour populariser auprès du grand public les questions environnementales liées aux mers et aux océans du globe. Elle s’inscrit dans la tradition des naturalistes tels que John James Audubon (ornithologue et peintre américain d'origine française) et Henry David Thoreau (philosophe et poète américain).

Rachel Carson est devenue célèbre par son livre La mer autour de nous, vendu à plus d’un million d’exemplaires aux États-Unis, dans lequel elle raconte l’état des océans et s'inquiète de la préservation des espèces qui y vivent.

Par la suite, le succès, aux USA, en 1962, du livre le  Printemps silencieux a contribué à faire de Rachel Carson une figure de l’écologie et l'ennemie des firmes chimiques (dont Monsanto) qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour la discréditer.

Il aura fallu 60 ans pour que Rachel Carson soit connue en France. Le temps est peut-être venu pour que l'écologie intéresse largement les citoyens.

L'indice bibliométrique « h-index », inventé en 2005 par le physicien américain John Hirsch (d’où le choix de la lettre « h » pour désigner cet indice) est devenu une référence chez les gestionnaires académiques et pour les chercheurs eux-mêmes.

L'augmentation des publications rend difficile l'évaluation qualitative et progressive au fil du temps des travaux, si bien que réduit au rapide et au quantitatif, on utilise ce genre d'index. La devise qui guide la recherche est " publish or perish " ce qui impose d'avoir un score h maximum.

"Bien que les experts en bibliométrie aient rapidement noté le caractère douteux de cet indicateur composite, la plupart des chercheurs ne semblent pas toujours comprendre que ses propriétés sont loin d’en faire un indice valide pour évaluer sérieusement et éthiquement leur « qualité » ou leur « impact » scientifique"

écrit Pierre Grindas

Cet indice est devenu un marqueur de la compétition exacerbée qui correspond à l'esprit du temps. Évidemment, il y a depuis le XIXe siècle une rivalité entre les scientifiques, car tout savant ambitionne de découvrir quelque chose le premier. Mais l'évaluation se faisait au résultat, une fois la découverte connue et reconnue, et pas antérieurement au vu du nombre de publication.

On pourrait y opposer un autre état d'esprit, comme celui exprimé par le Conseil économique, social et environnemental, qui, le 24 juin 2020, affirme sa conviction que :

« la qualité et l'attractivité de notre recherche reposent non pas sur la mise en concurrence mais sur des investissements ambitieux, sur la confiance faite aux équipes, sur la collaboration de personnels stables et payés à la hauteur de leurs qualifications, disposant de moyens suffisants, de temps et d ́un environnement de travail de qualité. »

dans son avis au sujet de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche que nous avons évoqué le 9 juin 2020.

Le Conseil de la Faculté des Sciences de l’Université de Paris, avec d'autres, dénonce également :

« les principes à la base du texte de loi renforceront une mise en compétition généralisée et entraîneront des effets délétères rapides pour les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR). »

L'organisation d'une compétition plutôt qu'une coopération est typique de l'idéologie managériale régnante. Par le biais de l'organisation et du financement de la recherche, le politique intervient dans l'orientation des sciences.

 

Contrairement à ce qui était attendu, la politique d'autobus thermiques totalement gratuits a un bilan environnemental peu satisfaisant. Il ne produit pas la baisse de la pollution escomptée.

En effet, on constate que la part des déplacements en voiture diminue, mais que les déplacements en bus progressent proportionnellement plus, pour diverses raisons : - il n'y pas un simple report de la voiture vers le bus  - les déplacements à pied et à vélo diminuent au profit du bus - le bus sert d'abri en cas d'intempérie, etc.

Résultat, selon l’Ademe, les émissions de CO2 d’un bus en province sont inférieures de 36 % par personne transportée par rapport à celles des voitures particulières en milieu urbain. Mais comme la part des déplacements en bus augmente sans diminuer d'autant celle des voitures, le bilan en émission de C02 est quasiment nul.

La leçon de cette affaire de bus, c'est que dans tout milieu, y compris humain et urbain, il se produit des interactions complexes non évidentes. Il faut donc penser ce qui se passe en terme de système, afin de prendre en compte ces interactions. Une action ponctuelle et ciblée produit rarement l'effet attendu, car elle provoque des effets collatéraux. Il faut aussi expérimenter, car, au départ, il est difficile d'imaginer les effets collatéraux indésirables.

Quels remèdes proposer ?

L'expérience montre que les tramways ou métros font mieux et seraient à privilégier. Du côté innovation, des navettes électriques de taille réduite dont le débit s'adapte à la fréquentation seraient préférables. Pour éviter l'usage détourné des bus, il faudrait des espaces publics de qualité (bancs, abris, plantations, parcours couverts) afin que les bus ne servent pas de refuge. Enfin, il faudrait des aménagements qui favorisent nettement la marche et le vélo pour empêcher qu'ils soient abandonnés au profit du bus gratuit. C'est un ensemble de mesures complémentaires qui, dans ce cas, pourrait être efficace pour réduire la pollution.

Ref : https://theconversation.com/transports-publics-gratuits-une-mesure-inefficace-contre-la-pollution-en-ville-133197

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