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Actualité des idées

Blog philo

Le prix Nobel de chimie a été décerné en 2020 à Emmanuelle Charpentier et Jennifer A. Doudnaa « pour le développement d’une méthode d’édition du génome ».

Le procédé nommé CRISPR-Cas endommage un chromosome à un endroit précis. Pour ce faire, on utilise des enzymes, des nucléases, capables de cibler et de couper des sites précis dans le génome. En coupant à un endroit précis, la réparation de la cassure se fera en modifiant l’information contenue par le gène qui se situe à cet endroit. Cela pourra aboutir à ce que le caractère qu’il encode s’exprime de façon différente.

Dans le cadre de thérapies géniques ou d’applications en génie génétique, on espère que la réparation soit favorable. On mise sur les mécanismes de reconstruction de la cellule pour le réparer de façon identique au gène normal.

Lorsqu’il y a une compétition entre entités politiques, les plus faibles sont absorbées par les plus puissantes. C’est ce qui s’est produit tout au long de la féodalité où les comtés, duchés, royaumes se sont opposés jusqu’à la création des États-Nations qui les ont absorbés. Mais la compétition a ensuite repris au niveau des États sur le plan mondial.

Le problème qui se pose aujourd’hui est de savoir quelle est la taille nécessaire pour une survie politique ? Quelle est la taille minimale pour perdurer dans un monde hostile. Est-ce celle des États-Nations ou de l’Europe entière ? Ce ne sont pas les États-Nations européens qui posent problème, mais leur taille insuffisante et leur faiblesse politique face à la puissance des géants mondiaux aux dents longues.

La question de savoir s’il est possible de survivre sans être inféodé et perdre son indépendance nationale n’est pas évoquée par les anti-européens, car elle montrerait que le nationalisme est en vérité une façade qui cache un abandon de souveraineté (par incapacité à la maintenir). Face aux géants qui aspirent à dominer le monde, il faut avoir une taille suffisante pour résister. Le véritable enjeu de l’Union Européenne est d'avoir la puissance nécessaire pour exister politiquement et survivre à l'échelle de la globalisation en cours.

L'idée est simple : c'est celle de la taille et de la puissance nécessaires et suffisantes pour survivre dans le cadre géopolitique globalisé, sans être vassalisé.

Drapeau EuropeEn Europe, un pas a été fait vers l'entraide plutôt que de poursuivre dans le voie de la concurrence et de l'indifférence. La Commission européenne s’est endettée au nom de tous les pays membres, pour 750 milliards d’Euros. 360 milliards seront prêtés aux États membres qui devront rembourser ces sommes et 390 milliards seront transférés sous forme de subventions qui, elles, seront remboursées collectivement par les Vingt-Sept.

La crise économique liée à la Covid-19 a révélé notre interdépendance. C'est la prise de conscience de cette interdépendance qui a permis de surmonter les égoïsmes nationaux et rendu possible un emprunt commun européen. C'est une évolution importante de l’Union. On s'est rendu compte que si une Nation plongeait dans une récession grave, cela allait rompre les chaînes d'approvisionnement et casser les marchés en ruinant la possibilité de consommer.

Si l’on compare avec la gestion de la crise grecque, survenue il y a quelques années, on est passé d’un jugement purement péjoratif et accusateur sur un état défaillant à l'idée d'une entraide profitable à tous. Faute d'une intention humaniste, c'est le pragmatisme qui a guidé les Pays Européens vers plus de coopération économique. En économie et en politique, dans l'état actuel de la civilisation, l'entraide ne vient que s'il y a un intérêt commun. Certains n'en comprennent toujours pas l'intérêt et attisent les égoïsmes nationaux au détriment de tous.