Accueil

Philosophie, science et société est un site web constituant une ressource continue et pérenne identifié par l'International Standard Serial Number N° 2778-9640. Le nom Philosophie, science et société a été créée en 2008 et a été déposé à l'INPI en 2015. L'utilisation non commerciale des contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source.

♦♦♦

 


Actualité des idées

Blog philo

De l'après ou pseudo démocratie ?

L'Europe est en crise, rejetée ou ignorée par les peuples, dominée par la technocratie et les lobbies économiques et financiers. Les politiques ont perdu en crédibilité, l'abstention atteint des sommets. Sommes-nous entrés dans l'ère de la « post-démocratie », fonctionnement politique vidé de sa substance, quand les véritables décisions sont prises en coulisses, à l'écart de la scène publique ? Les régimes politiques occidentaux auraient eu leur apogée démocratique un peu avant la Deuxième guerre mondiale pour les Etats-Unis, et dans les décennies qui l'ont immédiatement suivie pour les autres. Puis, la situation se serait peu à peu dégradée, et nous serions entré dans l'ère de la post-démocratie : les institutions démocratiques demeurent, mais les décisions les plus importantes sont prises ailleurs, dans d'autres cadres : ceux des grandes firmes internationales, des agences de notation ou des organismes technocratiques comme la Banque mondiale. Bref, la mondialisation économique et le capitalisme financier auraient, pour une bonne part, vidé la démocratie de sa substance. Le terme "post" est flou et laisse une incertitude sur ce qu'il qualifie. Est-ce parce qu'on n'arrive pas à définir et donc à nommer ce qui se passe ? Le relativisme, la perte des repères, l'abandon des idéaux, le contournement des institutions, les rapides évolutions, rendent probablement ce qui se passe dans la société contemporaine difficile à qualifier.

 

L'anomie ou la perte des repères sociaux

emileLa notion d'anomie, forgée par le sociologue Émile Durkheim, désigne la situation difficile des individus qui survient lorsque les règles sociales sont incompatibles entre elles ou qu'elles sont minées par les changements économiques et idéologiques.

Dans son ouvrage De la division du travail social et le Suicide, Émile Durkheim considère l'anomie comme une pathologie d'origine sociale. Cette idée de pathologie sociale est importante ; elle contraste avec le relativisme que l'on a vu se développer ensuite en sociologie. Le terme de pathologie note quelque chose de défavorable, qui produit une souffrance individuelle et un dysfonctionnement collectif. Or, s'il y a dysfonctionnement nocif, il convient de le signaler. Fonctionnement et dysfonctionnement ne peuvent être considérés comme équivalents.

La face cachée des cellules (Quand le monde des ARN bouscule la biologie)

Au début des années 2000, la conception des génomes comme des machines à produire des protéines a été rendue caduque par la découverte inattendue dans les cellules d’une myriade d’ARN non traduits en protéines : les ARN non codants. Les recherches sur ces ARN, qui assurent des fonctions régulatrices majeures au sein des cellules, ont profondément modifié la représentation que les biologistes se font des propriétés de l’ADN et des processus cellulaires.

Cet ouvrage se propose de retracer l’histoire, tant fascinante que complexe, des travaux qui ont mis en lumière le rôle régulateur des ARN. Au-delà de cette perspective historique, l’auteur poursuit un projet plus ambitieux : celui de montrer que l’étude des ARN non codants accompagne, voire catalyse, certaines transformations théoriques, conceptuelles et épistémologiques majeures affectant la biologie moléculaire contemporaine.