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Le niveau physique de l'Univers est constitué de particules élémentaires. Les découvertes issues des accélérateurs de particules, ces « microscopes du monde quantique », ont révélé l’existence de 17 particules fondamentales, décrites par ce qui est communément appelé le modèle standard des particules.

Parmi ces particules, 12 sont des constituants de ce que les physiciens nomment "la matière" – ce sont les fermions, qui forment le niveau phsique de ce qui nous entroure. Les 5 particules restantes sont les bosons et servent à transmettre les forces physiques (par exemple le photon qui est la particule de lumière transmet la force électromagnétique). À chacune de ces 17 particules élémentaires correspond une antiparticule, une particule d’antimatière qui a la propriété de réagir avec sa particule associée, dès qu’elle la rencontre, pour dissoudre le couple en une autre forme d’énergie.

Les neutrinos et les antineutrinos sont des fermions. Ils n’ont été découverts qu’en 1930, car ils interagissent très faiblement avec les autres particules et traversent continuellement la Terre sans laisser de signal. Ils constituent encore aujourd’hui un des couples les plus mystérieux du modèle standard.

Le niveau physique perceptible et connu ne constitue que 5 % de l’Univers. Les 95 % restants sont composés d’une part de ce que l’on appelle la "matière noire", faite de particules aujourd’hui inconnues (25 %) et d’autre part de l’énergie noire, créant une force répulsive à l’origine de l’expansion de l’univers (70 %). Ces deux dernières n’émettent ou n’absorbent pas de lumière, elles sont donc invisibles.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a publié en début d’année son rapport 2020 sur la situation des inégalités femmes-hommes dans le monde.

Le bilan est loin d’être encourageant. En effet, si ces inégalités ont nettement diminué entre le milieu des années quatre-vingt-dix et le début des années 2010, le rapport souligne que le rythme de cette amélioration a franchement ralenti depuis.

On peut se demander quels sont les facteurs socio-culturels favorables au dénigrement des femmes ?

Le résultat de l'étude de Laurent Cordonier, Florian Cafiero, Gérald Bronner est le suivant : indépendamment de la religion majoritaire des pays, c’est l’existence d’un fort sentiment religieux au sein de la population qui est le plus étroitement associé à un haut niveau de stéréotypes sexistes dirigés contre les femmes. Sans surprise, un faible niveau de développement – et, donc, d’éducation – est lui aussi lié à une forte prévalence de tels stéréotypes.

L’islam, de son côté, est un facteur supplémentaire qui vient s’ajouter à la religiosité et au niveau de développement, lorsque l’on prend comme indicateur la part de la population qui fait preuve d’un sexisme très marqué (c’est-à-dire, qui entretient au moins deux stéréotypes de genre sur les sept testés).

Source : Laurent Cordonier, Florian Cafiero, Gérald Bronner, Is there a relation between religiosity and gender stereotypes in the world ?. 2020. Disponible à l'adresse : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02903144v2/document

 

Aux États-Unis, l’espérance de vie de la population a cessé d’augmenter à partir de 2010. Depuis 2014, elle a régressé pour les hommes de 20 à 40 ans. Par opposition, en Europe, l’espérance de vie de la population a continué à augmenter.

La détérioration de la situation américaine en matière de mortalité est essentiellement due à l’augmentation de la mortalité chez les adultes d’âge actif et, tout particulièrement, chez les jeunes adultes (de 20 à 40 ans). Dans cette population, elle est lié pour moitié aux overdoses (drogues et médicaments) et pour moitié à d’autres causes telles que les accidents, les suicides et homicides. Pour les plus âgés, sont en cause les maladies cardio-vasculaires, le diabète et l’hypertension, liés à l’obésité, maladies favorisées par la nourriture industrielle.

La vie et la santé des citoyens ne semblent pas être une priorité aux yeux des électeurs américains et de leurs dirigeants.

Espervie