Mondialisation – Globalisation (définitions)

 

La mondialisation n’a rien a voir avec le Monde au sens philosophique ; le terme désigne l’augmentation des déplacements et des échanges sur la Terre, considérée comme le Monde. Il est apparu au XXe siècle pour noter que les mouvements sur le globe terrestre sont devenus intenses, massifs et globaux (ils ne sont plus seulement locaux ou régionaux). Le terme synonyme anglophone est globalization.

En pratique, on constate un déplacement des personnes en tous sens et dans tous les pays. Il y a un échange d’informations incessant. Le numérique autorise les acteurs à communiquer instantanément indépendamment de la localisation géographique. Les processus de fabrication industriels, les échanges commerciaux, les flux financiers, se produisent à l’échelle planétaire. L’impact écologique est global, les nuisances se répandent sur toute la surface du globe (réchauffement climatique, nuages radioactifs, épidémies, etc.). L’économie est ancrée dans les grandes métropoles comme New York, Londres, Tokyo, Pékin, Paris, Hong-Kong, etc.

Pour de nombreux observateurs, la mondialisation, ou globalisation, est l’effet du choix fait par les États dans les années 1980, d’une politique de déréglementation au profit du libre-échange. Dans le domaine économique, les indicateurs de la mondialisation sont les exportations comparées à la production industrielle, l’allongement des chaînes de valeur, les flux d’investissements directs à l’étranger et les mouvements financiers internationaux.

La diffusion du terme « globalisation » revient à l’économiste Theodore Levitt qui, en 1983, annonçait l’avènement des firmes multi-localisées dont les sites de production, de décision, de conception, d’assemblage et de consommation sont répartis sur la Terre entière. La référence au « global » a été reprise plus tard par Saskia Sassen (1991) qui a montré que l’économie globalisée était ancrée dans quelques villes globales comme New York, Londres et Tokyo.

Les inconvénients de la globalisation sont divers. La concurrence est faussée, les pertes fiscales sont importantes pour les États, il y a un effet domino des crises économiques et financières, la diffusion des épidémies est très rapide, les dégâts environnementaux sont eux aussi globaux.


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