Vocabulaire philosophique

 

Pour ceux qui l'utilisent, une présentation du Vocabulaire de Philosophie, science et société peut être utile.

Il est difficile de communiquer dès que l'on entre dans le domaine philosophique en raison de la façon imprécise ou équivoque dont les notions sont employées et des oppositions entre les diverses écoles de pensée. Le plus simple des vocabulaires engage toujours des présupposés philosophiques massifs, généralement implicites. Celui présenté ici se fonde sur l'idée que la pensée humaine rationnelle, la seule dont il est question ici, associe des processus cognitifs réglés au langage verbal. Leur association produit des concepts transmissibles qu’il sera question de situer dans l’histoire de la pensée.

Dans les courants et remous de la pensée collective, il n’est pas souhaitable de se laisser porter par les incohérences et contradictions sans cesse à l’œuvre, mais il n’est pas non plus possible de ramer à contre-courant et de créer un idiolecte privé, un néo-langage ésotérique, excluant les autres. Il reste comme solution de reprendre les concepts existants et de spécifier, parmi les divers sens dont ils sont porteurs, celui qui sera employé à l’exclusion de certains autres.

Plutôt que des définitions, ce Vocabulaire propose des explications sur ce que les termes peuvent bien vouloir dire, ce qui n'a rien d'évident, puis sur le sens retenu pour qu'il s'accorde avec celui des autres termes dans le cadre d'une philosophie rationnelle et réaliste. Notre « Vocabulaire » n'est pas un dictionnaire répertoriant les diverses acceptions, au contraire, il en choisit certaines. Il opère une restriction dans les extensions souvent trop larges, car certaines notions philosophiques sont lourdes de "raisons irraisonnées" (Gaston Bachelard). Le but est d’apporter une base explicite pour un échange sans trop de malentendus facilitant la lecture du site Philosophie, science et société. Sans une base lexicale cohérente, aucune pensée philosophique n’est transmissible sans malentendus majeurs.

L’intelligence conceptuelle et le langage s’entremêlent sans cesse, mais ne jouent pas le même jeu. La formulation de la première ne pouvant aller sans le second, leurs interactions produisent des errances et des impasses. Mais surtout, la pensée est appuyée sur une sourde histoire qui amène à l'étiage de notre actualité des concepts embrouillés, surchargés de sens divers et contradictoires, issus et repris par des écoles de pensée divergentes.

Par opposition, le Vocabulaire de Philosophie, science et société tente de présenter des définitions simples et univoques. Comme ce n'est pas toujours possible, car certains mots sont lourdement connotés et font implicitement référence à des arrière-plans conceptuels contradictoires, les définitions aboutissent parfois à suggérer d'éviter une notion sujette à une polysémie inextricable ou à la référer à un auteur précis.

Des choix relativement arbitraires ont dû être effectués. Par exemple, la différenciation entre ontologie et métaphysique ne vient pas de leurs objets propres originaires, mais du devenir et des disputes les concernant qui ont rendu le terme ontologie plus apte à désigner l’interrogation légitime sur les fondements. Dans "la grande loterie de la génétique conceptuelle" (Alain De Libera), des choix s'imposent.

Pour la liste complète des concepts définis, voir : Vocabulaire philosophique


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