Prudence concernant la neuroimagerie cérébrale

 

Pour citer cet article : 

https://philosciences.com/502

 

Afin de modérer les discours outranciers visant à surinterpréter les possibilités de la neuroimagerie, le Comité d'Éthique a cru bon de donner un avis de prudence concernant la neuroimagerie cérébrale, 

Il précise entre autre que  :

- Le signal lié à la demande en oxygène servant dans l'IRM fonctionnelle n’est qu’un reflet indirect de l’activité neuronale- 

- Les résultats recueillis jusqu’à présent ne permettent pas de décrire la relation du cerveau à la pensée. Les difficultés sont aussi bien expérimentales que théoriques. 

L’observation en IRMf traduit des modifications de l’activité de circuits neuronaux dans leur globalité, ce qui permet d’identifier les « routes neuronales » empruntées mais sans pour autant avoir accès au contenu ou à la sémantique du message. Il en résulte fondamentalement que ce n’est pas parce qu’un comportement se traduit par une image que l’image traduit un comportement. Le risque est donc d’accorder une « vérité scientifique » à l’imagerie cérébrale alors que celle-ci permet seulement de visualiser des marqueurs physiologiques de l’activité cérébrale.

 

Comité Consultatif National d'Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé - AVIS N° 116 - ENJEUX ETHIQUES DE LA NEUROIMAGERIE FONCTIONNELLE

 

 

Philosophie, science et société - ISSN 2778-9640 - Creative Commons BY-NC-ND