Philosopher en montagne
Présence discrète

ski sur la crête

En fin d’après-midi, le contre-jour transforme les pentes en ombres chinoises. Il fait bon glisser en douceur, sans effort, dans un sillage discret, qui s'effacera le soir venu et laissera l'environnement intact. À l’air du ciel, entre soleil et neige, il suffit de rebondir sur la crête pour se faire griser par la fraîcheur du vent. Le grandiose du paysage, le jeu avec la pente, amènent à vivre au présent, à être pleinement dans l’instant, à savourer sa présence au monde, minuscule et précise à la fois.