Les personnalités intermédiaires
 

 

JUIGNET Patrick

 

Ici, nous parlerons des personnalités intermédiaires dont les plus connues sont les "états-limites". Ces personnalités sont diverses, mais elles ont pour trait commun une faille narcissique importante comblée par des processus psychiques défensifs insuffisamment élaborés.

 

Pour citer cet article :

JUIGNET Patrick. Les personnalités intermédiaires. Philosophie, science et société [en ligne]. 2017. https://philosciences.com/Pss/philosophie-et-psychopathologie/psychopathologie-clinique/230-personnalite-intermediaire

 

Plan de l'article :


  1. Histoire de l'idée d'une personnalité intermédiaire entre névrose et psychose
  2. La personnalité en psychopathologie
  3. Des ratages, des vacillations, des déviations
  4. Une organisation psychique avec un narcissisme défaillant
  5. Une autonomisation difficile
  6. Les formes cliniques
  7. Prise en charge thérapeutique
  8. Conclusion

 

Texte intégral :

1. Histoire de l'idée de personnalité intermédiaire

Cette histoire est courte car le concept est récent. Dans les années 1950, la prévalence de la division de la psychopathologie entre névrose et psychose ne laissait aucune place pour situer un certain nombre de cas pourtant repérés cliniquement. On les a conçus comme des formes ou des états transitoires, attendant de basculer vers l'un des deux types de pathologie ou de personnalité (selon la manière de les considérer). D'où les différents terme d'états-limites ou borderline ou personnalité limite. Ce dernier terme est est apparu dans la version III du Manuel diagnostic et statistique de l'association américaine de psychiatrie (DSM III), en 1980.

À partir des années 1980, en France, Daniel Widlocher se prononça en faveur de caractéristiques propres aux états-limites et Roger Mises défendit l'existence de pathologies limites de l'enfance. Pour comprendre ce type de pathologie d'un point de vue psychodynamique, il aura fallu sortir d'une conception superficielle du narcissisme et découvrir que le narcissisme est une lignée du développement psychique fondamentale.

Comme le terme de narcissisme est ambigu et peut prêter à confusion, précision qu'il désigne ici la construction de l'identité individuelle et l'investissement de cet aspect, qui est central pour la formation de la personnalité. L'instance psychique concernée a été nommée le soi pour la distinguer du moi qui remplit d'autres rôles.

Ce courant d'étude du narcissisme s'est développé d'abord aux Etat-Unis avec Nicolaï Hartman qui est le premier à avoir défini le narcissisme comme un investissement de soi. Heinz Kohut, à partir de 1960, a développé une psychologie du soi en tant qu'élement métapsychologique autonome et différent du moi. En France, Bela Grunberger (1975) a enrichi la conception du narcissisme en en faisant une lignée indépendante antagoniste de la lignée libidinale.

L'auteur du présent article a défendu l'idée que les états-limites ne sont pas des états, mais des formes stables de personnalité (1997). Nous n'avons pas repris ce terme, car "limite" évoque une frontière et "état" une manière d'être particulière, et les deux réunis une condition transitoire, ce qui n'est pas adéquat, car les personnalités intermédiaires persistent de manière stable. Cette idée s'appuie sur la stabilité clinique (les aspects cliniques demeurent les mêmes au fil du temps) et sur un argument psychopathologique : on a affaire à des troubles du développement narcissique. Une fois le déficit narcissique formé, il est stable et ne change pas spontanément. 

De plus, l'expérience montre qu'il existe une importante diversité clinique, car, à côté des formes dites "états-limites" bien caractérisées, il existe aussi d'autres formes de personnalité. Comme ces personnes ne sont ni névrosées, ni psychotiques, il vient spontanément à l'idée de proposer un type de personnalité intermédiaire (intermédiaire entre névrose et psychose).

2. La personnalité en psychopathologie

En psychopathologie, on ne s’intéresse qu'à certains aspects de la personnalité, ceux qui ont trait à soi en lien avec les autres au sein d’une socio-culture. Utiliser la notion de personnalité, c'est rappeler la volonté de s’adresser à l’individu globalement et non à des aspects parcellaires. On essayera donc de considérer à la fois les aspects biologiques, cognitifs et sociaux qui viennent se synthétiser dans une individualité, tout en supposant que la vie relationnelle joue un rôle majeur.

Le présent article défend l'idée d'un type de personnalité "intermédiaire" que l'on peut définir par la prépondérance de la problématique narcissique et de l'insuffisance des grandes fonctions stabilisatrices du psychisme. Il s'agit d'un type de personnalité présentant de nombreuses variantes.

Nous allons voir successivement, les aspects cliniques, la structure psychique de la personne et l'évolution au cours de l'enfance qui a amenée les problèmes spécifiques à ces personnes (ce qu'on nomme la psychogenèse). Chaque approche donne une indication intéressante, mais c’est leur convergence qui permettra de faire un diagnostic sérieux. Ce que nous décrivons est une forme type, générale, qui ne correspond pas à un cas individuel. Cette catégorie générale se décline en diverses formes particulières.

Voyons ce qui peut faire évoquer une personnalité intermédiaire. 

3. Des ratages, des vacillations, des déviations

Le contact immédiat avec ces personnes est facile, puis des tonalités affectives très variables apparaissent au fil des rencontres, comme l’agressivité ou bien l’adhésivité. Dans certains cas, il y a une étrange neutralité un peu froide. La communication est aisée et le langage dans la norme. Les gestes, attitudes, mimiques qui l’accompagnent sont congruents et adaptés. L’histoire et la vie quotidienne semblent chaotiques du fait des événements, mais aussi, en partie, du fait du récit du patient qui manque de linéarité. Certains aspects de la vie de la personne, certaines périodes de son existence semblent ignorés et impossibles à évoquer : on est frappé par des « blancs » dans des domaines plus ou moins étendus.

La réalité, au sens ordinaire du terme (le concret, le social) est correctement perçue, mais vacille parfois, si bien que la distinction entre imagination et réalité s’estompe dans certaines circonstances. La loi commune (au sens des grands principes régissant les rapports humains) est comprise mais mal intégrée, la loi normative (les lois des codes et des règlements) n’est pas respectée et peut même être franchement transgressée. L’autre est vu de manière très variable selon les circonstances. Il peut apparaître très bon ou très mauvais, respectable ou simplement utile, grand et fort ou petit et faible, avec des oscillations parfois importantes. L’anamnèse montre une histoire irrégulière avec des carences affectives importantes dans l’enfance (même si elles sont masquées).

La souffrance est parfois vive. La dépression revêt un caractère bien particulier. Elle est dominée par un sentiment de solitude, d’abandon, de vide, de creux. Elle est souvent aussi forte que difficile à exprimer et peut resurgir constamment. Elle peut donner lieu à de graves tentatives de suicide. L’angoisse est fréquente mais pas caractéristique. Elle prend une forme diffuse ou peut se manifester par des crises et prendre une allure de panique. Les décompensations chez certains se manifestent sous forme d’une maladie somatique. Les moments de vacillements sub-délirants sont très caractéristiques. On trouve des épisodes de confusion entre imagination et réalité, des épisodes de rationalisme et des passages à l’acte dans un climat onirique. Ces vacillements sont déclenchés par les circonstances (poussée pulsionnelle) ou les toxiques.

La mentalisation étant faible et les interdits peu puissants, rien ne vient entraver l’action. Il y a une absence d’inhibition et une tendance à l’agir qui se fait d’autant plus sentir que les circonstances s’y prêtent. Le contrôle émotionnel insuffisant et l’absence d’inhibition provoquent des colères et des passages à l’acte violent.

Sur le plan sexuel, il y a une vivacité, car peu d’inhibition et l’incertitude dans la sexuation mène vers la recherche de satisfactions perverses, ce qui peut conduire à des agressions, des attentats à la pudeur ou des viols dans les formes graves. Les conduites addictives, très fréquentes, concernent, selon l’histoire individuelle, la nourriture, l’alcool, les médicaments, le tabac, l’héroïne, etc. Elles peuvent prendre l’allure d’assujettissements (addictions), mais pas toujours. Ce peut être un usage épisodique. Les tentatives de suicide sont assez fréquentes du fait de la tendance à l’agir.

Les relations avec les autres sont très variables. La personne noue des liens avec facilité, mais ces liens sont labiles et se rompent facilement. Des quiproquos et conflits sont fréquents du fait de l’attribution aux autres d’intentions ou d’attitudes fantaisistes. Les relations amoureuses sont très différentes selon la forme clinique. Cela peut aller de la recherche d’une relation fusionnelle idéale jusqu’à une relation de domination et de manipulation perverse. La solitude provoque un sentiment de manque pénible, d’où une difficulté, voire une impossibilité à vivre seul.

4. Une organisation psychique avec un narcissisme défaillant 

Les lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec le fonctionnement psychique peuvent se reporter à l'article Un modèle du psychisme, car ce paragraphe comporte des termes techniques. Dans cette organisation psychique, la capacité de symbolisation existe, mais l’intégration de l’ordre symbolique est mauvaise. Bien que connue, la loi commune est mal intégrée et il y a un doute sur son bien-fondé. Le schème de permanence est très vacillant en ce qui concerne le référent objectal. Le principe de réalité se constitue, mais la séparation entre imaginaire et réalité est parfois très déficiente. La mentalisation est en général faiblement développée. Parfois, c’est l’ensemble du fonctionnement psychique qui ne peut être représenté, mais parfois ce sont seulement certains domaines (qui sont liés à l’objet et, en cela, clivés). Le processus secondaire prime, mais de temps en temps le processus primaire prend le dessus.

Toute la gamme des imagos est présente, mais il y a une importance inhabituelle des imagos archaïques idéalisées. Elles concernent le parent maternant qui est tout-puissant, tantôt infiniment bon et gratifiant, tantôt infiniment mauvais et frustrant. L’imago de soi est différenciée et unifiée, mais fragile avec une oscillation entre une forme bonne et une forme mauvaise. L’objet est dangereux, car les bons aspects ne sont pas venus tempérer les mauvais. Il reste idéalisé et loin de la réalité. Les fantasmes archaïques dominent, surtout des fantasmes narcissiques de grandeur/déchéance.

Le clivage est le mécanisme de défense le plus employé. Les éléments clivés ne le sont pas en permanence, mais de manière dynamique en fonction de la situation. Par le déni, également très présent, les éléments dérangeants sont considérés comme inexistants. Ils ne font donc pas l’objet de représentations et ne peuvent, par conséquent, être mentalisés par le sujet. La projection est fréquemment employée. Par ce mécanisme, les tendances pulsionnelles, les imagos, les fantasmes sont attribués à autrui, ce qui crée des situations relationnelles difficiles.

Concernant le ça, les pulsions agressives sont en équilibre instable par rapport aux pulsions libidinales, si bien que l’expression des unes ou des autres prévaut massivement selon les moments. Les structures fantasmatiques gardent une forme archaïque et les tendances sexuelles prégénitales restent puissamment investies. Les fonctions de contrôle du moi sont insatisfaisantes si bien que la gestion des exigences pulsionnelles par rapport aux contraintes de l’environnement et des autres instances est mauvaise.

La forte variabilité de l’investissement du soi est caractéristique des personnalités narcissiques (limites). Le pervers en est mieux protégé. De plus, bien qu’unifié, le soi risque toujours de se cliver, donnant une identité variable. L’instance de l’idéal, qui reste liée au narcissisme primaire, comporte des éléments identificatoires idéalisés très puissants auxquels il faut se conformer. Sa persistance sous une forme non secondarisée est caractéristique du pôle intermédiaire. Le surmoi est peu ou pas constitué du fait de la fonction symbolique défaillante et de l’œdipe non résolu. Cela donne à l’instance idéale une fonction organisatrice prépondérante.

Le jeu fluctuant entre le soi, l’idéal et l’objet caractérise le fonctionnement psychologique intermédiaire. Tantôt le bon objet idéalisé et l’instance idéale viennent renforcer le soi, tantôt c’est l’inverse et le soi, privé de cet apport, se retrouve désinvesti. L’objet est dangereux et il subit des mécanismes de désinvestissement et de déni et il s’y associe une volonté de contrôle de la personne référente. Associé à l’absence de surmoi, ce dernier aspect produit un mode relationnel pervers.

5. Une autonomisation difficile

L’anamnèse montre des problèmes pendant la seconde phase structurante, celle qui suit la sortie de l’archaïque et précède la phase œdipienne. Lorsque ces problèmes ont porté principalement sur la lignée narcissique, cela donne les personnalités narcissiques et lorsqu’ils portent majoritairement sur la lignée libidinale et la gestion relationnelle, cela donne les perversions.

On relève généralement des carences éducatives comme un manque d’attention et de reconnaissance de l’enfant, qui ont des origines diverses. Il peut s’agir d’un enfant non désiré ou élevé par une mère dépressive. Ce peut être la conséquence de séparations d’avec les parents, ou de la naissance d’un puîné qui accapare l’attention. Parfois, des attitudes éducatives rigides et sadiques (laisser pleurer l’enfant seul dans une pièce) ou une incapacité à s’occuper et s’identifier à l’enfant produisent les mêmes effets. Elles peuvent venir, à l’inverse, de la volonté de fusion avec l’enfant qui conduit à une excessive attention. La mère veut garder l’enfant dépendant d’elle. Elle le retient prisonnier, lui interdit de s’éloigner et d’être bien sans elle.

Sur le plan libidinal, un certain nombre d’indices donnent à penser que les attitudes parentales ont provoqué une activation de l’excitation trop importante. L’entrée dans le processus œdipien ne s'est pas fait et le problème de la castration ne peut être résolu. Il y a une survalorisation des problématiques anales et phalliques. L'acceptation de la différence des sexes reste irrésolue et la sexuation reste incertaine. La loi commune n’est pas intégrée et le surmoi en tant qu’instance interdictrice ne se secondarise pas (il garde une forme archaïque).

6. Formes cliniques

Ce type de personnalité se décline en formes distinctes, celles où domine la faille narcissique, et celles où domine l’aménagement pervers.

Les personnalités à déficit narcissique

Dans ce cas, le déficit narcissique est modéré et ne s’accompagne pas d’aménagements pervers, ni de troubles caractériels graves. C’est une forme clinique compatible avec une adaptation sociale. Dans certaines circonstances, les capacités de contrôle et de maîtrise s’effacent pour un temps. Le moi n’assure plus son rôle modérateur, si bien que sous l’influence de poussées pulsionnelles ou d'atteinte narcissique, déclanchées par les événements, les réactions directes et intenses se produisent. Le reste du temps, ces personnes peuvent être bien adaptées.

La faille narcissique peut être compensée par un aménagement caractériel de type égoïste. Cette forme est appelée « personnalité narcissique » par Kernberg (1975), car le patient est égoïste et imbu de lui-même. Lorsque la manipulation d’autrui domine, ces personnes correspondent à ce qui est appelé depuis peu les « pervers narcissiques », terme qui s’est largement popularisé. Leur caractéristique est de se revaloriser constamment aux dépends de l'entourage immédiat.

Les personnalités à déficit narcissique gravement pathologiques

Dans ce cas, à une faille narcissique profonde s’ajoute une défaillance des capacités de régulation du moi, ce qui provoque des troubles du caractère massifs et des passages à l’acte qui compromettent l’adaptation sociale. Ces cas sont parfois appelées "borderline". S'il s'ajoute une forte agressivité et une mauvais insertion sociale, on aura des personnalités que l'on qualifie de psychopathiques. Forme majoritairement masculine, elle associe agressivité, impulsivité, addiction, aspects antisociaux, qui viennent des carences éducatives et du défaut de socialisation.

Les personnalités perverses

Chez ces sujets, le problème est certes libidinal, du fait de l’insuffisante évolution de la lignée objectale, mais il vient surtout d’une structuration psychique n’ayant pas permis l’intégration de la loi morale commune, ce qui les conduit à utiliser et manipuler les autres sans scrupule.

Le principal trait de caractère est la tendance à la manipulation. Souple, le pervers s’adapte aux circonstances, tient le discours qu’il faut et sait argumenter. Il peut aller jusqu’à jouer un personnage à des fins utilitaires. L’affabulation et les mensonges sont courants, puisque le sujet ne se sent pas astreint à la vérité. Le pervers se coule dans la relation et fait ce qu’il faut pour mettre l’autre dans sa poche.

7. Prise en charge thérapeutique

C'est l'occasion de dire un mot sur la prise en charge thérapeutique. Une partie de ces personnes n'a aucune demande de prise en charge, si bien que la question ne se pose pas. Les formes dans lesquelles la faille narcissique est modérée et le fonctionnement psychique évolué peuvent bénéficier d'une psychothérapie dynamique à laquelle on associera un soutien afin d'éviter les situations sociales ou familiales catastrophiques qui peuvent surgir durant les phases critiques.

Un temps préparatoire est indispensable afin d'amener des conditions favorables. Il s'agit de mettre en place des éléments stabilisateurs (le cadre, la relation, augmenter la mentalisation) qui seront utiles tout au long de la thérapie. Ce temps préparatoire permet de s’assurer de la bonne indication et éventuellement de rectifier et de modifier la prise en charge si besoin est, ce qui évite des échecs préjudiciables. La restauration du narcissisme primaire est le principal enjeu thérapeutique. Le ressort de cette restauration est la reproduction réparatrice au cour du traitement du mouvement initial dénarcissisant. Plus la faille narcissique est importante et plus la stabilisation demandera de la constance dans le traitement. 

8. Conclusion

Le tableau clinique de toutes ces formes de personnalités a une allure variable, parfois chaotique, avec un mauvais contrôle émotionnel, une facilité relationnelle et d’importantes incertitudes et vacillations sur le plan narcissique et sexuel. L'organisation psychique comporte une mauvaise stabilisation du soi (l'instance de l'identité), un fonctionnement psychique insuffisamment élaboré, une structure fantasmatique non génitalisée. L’anamnèse montre des problèmes graves pendant la seconde phase structurante du développement psychique, celle qui suit la sortie de l’archaïque et précède la phase œdipienne. Une telle constatation doit nous orienter vers le pôle des personnalités intermédiaires, qui est très vaste et contient des formes de personnalité variées.

 

Bibliographie :

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Juignet P., Etats-limites et passions narcissiques, Paris, Berger-Levrault, 1997
Juignet P., Manuel de psychopathologie générale, Grenoble, PUG, 2015.
Juignet P., Manuel de psychothérapie et psychopathologie clinique, Grenoble, PUG, 2016.
Kohut H., Le soi, Paris, PUF, 1991.
Kohut H., Le narcissisme, Paris, Payot, 1975.
Kernberg O., Les troubles limites de la personnalité, Paris, Privat, 1979.

 


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