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Actualité des idées


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Les "réseaux sociaux" comme systèmes de pouvoir et de profit

 

Le terme de réseau social est quelque peu trompeur. Il s’agit en vérité de systèmes informatiques mis en place par des entreprises à but lucratif, donnant la possibilité, à ceux qui s’y abonnent, de déposer ou voir des contenus et d'échanger des messages.

 

Quelques mots sur Tzevtan Todorov

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Personne attachante par sa douceur et sa modération, Tzvetan Todorov vient de disparaître. Il avait d'abord vécu en Bulgarie avant de s’installer en France en 1963. Cet auteur a commencé par des études littéraires et a participé au structuralisme. Au début des années 1980, il a pris un tournant qui l'éloigna de la linguistique et de la théorie littéraire. Il a remis en cause le primat de la forme qui était le thème structuraliste dominant (Critique de la Critique, Paris, Seuil, 1984). Il est ensuite passé à l'anthropologie, à l'histoire des idées et à la philosophie morale.

Une société sans repère


Le philosophe et sociologue Zygmunt Bauman s'est éteint le 9 janvier 2017, à l'âge de 91 ans. Son concept de "modernité liquide" l'a rendu, à juste titre, célèbre (Liquid Modernity, Polity Press, 2000).

Zigmunt Bauman na 20 Forumi vydavciv

 


Modéliser l'humain et le social
 

 

Les termes de modèle et de modélisation sont, depuis quelques décennies, omniprésents dans la littérature scientifique et en particulier celle des sciences du langage, de l’homme et de la société. Quel sens donner à ce phénomène ?

Profits sur les revues scientifiques

Le libre accès au savoir scientifique ou sa transformation en un système lucratif pose un problème éthique et pratique. C'est l'occasion de le poser avec cette vidéo présentant l'économie lucrative des revues scientifiques. Elle est suivie d'un entretien avec Marin Darcos.


https://www.youtube.com/watch?v=WnxqoP-c0ZE 

 

Un document à verser au dossier Web et libre accès , que nous mettons régulièrement à jour dans Philosophie, science et société.

 

La pensée savante dans la modernité

 

Quel est le paysage intellectuel au sein duquel les connaissances concernant l’homme et la société ont vu le jour à la fin du XIXe siècle ? Le concept d’épistémè, repris de Michel Foucault, peut être utilisé pour le décrire. Il en ressort que l’épistémè moderne est marquée sur le plan philosophique par le succès du naturalisme rationnel et sur le plan métaphysique par le dualisme et les diverses coupures du monde qui l’accompagnent

 

Voir le texte complet sur épistémè et modernité

 


La post-démocratie

La démocratie devient un spectacle, pendant que l'essentiel se déroule en coulisses

L'Europe est en crise, rejetée ou ignorée par les peuples, dominée par la technocratie et les lobbies économiques et financiers. Les politiques ont perdu toute crédibilité, l'abstention atteint des sommets. Sommes-nous entrés dans l'ère de la « post-démocratie », théâtre vidé de sa substance, quand les véritables décisions sont prises en coulisses, à l'écart de la scène publique ? 


L'anomie ou la perte des repères sociaux

emileLa notion d'anomie, forgée par le sociologue Émile Durkheim, désigne la situation difficile des individus qui survient lorsque les règles sociales sont incompatibles entre elles ou qu'elles sont minées par les changements économiques et idéologiques.

Durkheim considère l'anomie comme une pathologie d'origine sociale (De la division du travail social  et le Suicide). Cette idée de pathologie sociale est importante ; elle contraste avec le relativisme que l'on a vu se développer ensuite en sociologie. Le terme de pathologie note quelque chose de défavorable, qui produit une souffrance individuelle. Lorsque les sociétés évoluent, le changement provoque des troubles dont souffrent les hommes. Cette souffrance anomique vient de l'absence de règles communément admises si bien que les liens qui rattachent l’individu à la société se désagrègent. Durkheim voit comme cause d'anomie, à la fin du XIXe siècle, un développement techno-économique trop rapide pour que la société s'adapte.

De nos jour, du fait de la mondialisation de l'économisme ambiant, on assiste à un changement du type décrit par Durkheim. On constate à la fois un brouillage idéologique, un changement de mœurs et un recul des valeurs admises, qui conduisent à une relative déstabilisation de l'ordre social : les lois et les règles en cours, le système politique, ne semblent plus garantir la régulation sociale. On peut aussi parler de vide idéologique, symptôme de la post-modernité qui a été identifié, entre autres, par Gilles Lipovetsky qui décrit en 1983 « l’ère du vide » (voir l' Entretien avec Dany Robert Dufour). De nos jours, l'absence de réponse politique face à de la montée des antagonismes religieux laisse les populations perplexes.

Le terme d'anomie est peu connu, mais il parait bien adapté aux dérèglements qui nous touchent actuellement. Actuellement, le vide idéologique et le brouillage des repères, bref l'anomie, ouvrent la porte aux idéologies simplistes et extrémistes. De fait, nous les voyons prendre de l'ampleur en ce début de XXIe siècle.

 

 


Secrètes cellules

 

Parution  : La face cachée des cellules (Quand le monde des ARN bouscule la biologie) De Frédérique Théry, 296 pages, 16,4 x 24 cm, Editions Matériologiques, Collection Science et Philosophie, 21 €, Préface de François Gros de l’Académie des Sciences.

 

Au début des années 2000, la conception des génomes comme des machines à produire des protéines a été rendue caduque par la découverte inattendue dans les cellules d’une myriade d’ARN non traduits en protéines : les ARN non codants. Les recherches sur ces ARN, qui assurent des fonctions régulatrices majeures au sein des cellules, ont profondément modifié la représentation que les biologistes se font des propriétés de l’ADN et des processus cellulaires. Cet ouvrage se propose de retracer l’histoire, tant fascinante que complexe, des travaux qui ont mis en lumière le rôle régulateur des ARN.

Au-delà de cette perspective historique, l’auteur poursuit un projet plus ambitieux : celui de montrer que l’étude des ARN non codants accompagne, voire catalyse, certaines transformations théoriques, conceptuelles et épistémologiques majeures affectant la biologie moléculaire contemporaine. Outre qu’elle a conduit à réviser et étendre les fondements théoriques sous-tendant de nombreux champs disciplinaires, l’existence de ces ARN invite à repenser la pertinence et l’importance du concept de gène, ainsi que celui d’information, dans les théories biologiques. Les recherches sur les ARN non codants apportent par ailleurs un éclairage original sur l’évolution des démarches d’investigation et des pratiques explicatives mises en œuvre dans la biologie post-génomique. Autant de questions abordées qui intéresseront tout lecteur désireux de porter un regard novateur sur la biologie moléculaire contemporaine.

  Préface de François Gros, de l'Académie des sciences

http://materiologiques.com/sciences-philosophie-2275-9948/228-la-face-cachee-des-cellules-quand-le-monde-des-arn-bouscule-la-biologie-9782373610628.html

 

Frédérique Théry a écrit dans Philosophie, science et société : Le concept de mécanisme en biologie

 


Complexité et globalité

 

« La simplicité est la sophistication ultime. » (Leonardo da Vinci)
« Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l’est pas est inutilisable. » (Paul Valéry)
« Vous pouvez toujours reconnaître la vérité par sa beauté et sa simplicité. » (Richard Feynman)

L’appréhension des phénomènes complexes est un enjeu décisif pour le développement de la rationalité scientifique. Cependant, la science continue de fonctionner par application du principe de simplicité : sans simplification, point de science. Les progrès des sciences passent, en effet, presque toujours par une recherche de la plus grande simplicité explicative. A-t-on affaire ici à une opposition entre un monde complexe et des explications toujours trop simples, comme le suggère Valéry ? Ou bien cet antagonisme ne serait-il qu’apparent ?

Les rapports du simple et du complexe est présent dans les différents champs scientifiques, des sciences formelles aux sciences humaines en passant par les sciences de la matière et les sciences du vivant. A-t-on affaire à la même complexité lorsqu’il s’agit d’algorithmes, de physique, de chimie, de biologie ou d’organisations sociales ? Comment définir la complexité et les notions qui lui sont traditionnellement associées : information, système, émergence ? La complexité exprime-t-elle les relations entre le tout et les parties ? La maîtrise de la complexité dans la simplicité passerait-elle par la notion de globalité ? 

De nombreuses questions restent en suspens.

Voir l'article sur l'étude du complexe 

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