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Actualité des idées


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Ce samedi 22 avril, les scientifiques du monde entier relaieront la grande manifestation initiée par leurs confrères américains en réponse aux prises de position antiscience du président Trump. Sa négation concernant le changement climatique, faite évidemment pour un motif politique, porte sur les faits concernant le réchauffement, mais elle jette aussi un discrédit sur la communauté scientifique et sur la valeur des résultats obtenus par la méthode scientifique. 

 


Les débats à l'occasion des présidentielles françaises poussent à s'interroger sur l'économie politique.

La structure économique dans laquelle nous vivons, quoique bien présente et effective, est invisible. En effet, on ne peut percevoir spontanément les circuits de décision, les mécanismes financiers à l'œuvre, les masses monétaires mises en jeu, etc. Il faut les connaître et les comprendre, ce qui n'est pas très facile.

L'ignorance du fonctionnement du système économique amène à des jugements très partiaux qui dépendent de l'idéologie ambiante et des avantages (ou inconvénients) que chacun y trouve au quotidien. On admettra que des raisonnements faits en méconnaissance de cause ne peuvent avoir de très bons résultats.

De plus, c'est un domaine dans lequel des intérêts puissants sont en jeu, si bien qu'il est envahi par l'idéologie et que le savoir y est volontiers remplacé par des fictions arrangeantes.

 

En savoir plus : La réorientation du capitalisme contemporain

 

Le capitalisme, grand absent des présidentielles

Pas un mot sur le capitalisme lors des débats pour l'élection présidentielle. C'est manifestement devenu un "gros mot". On parle de mondialisation, de libre-échange, de marché, d'Europe, sans préciser ce que cela recouvre. Or, tout ça concerne le capital et les marchandises ; certainement pas les personnes. Il n'y a jamais eu autant de frontières, de barrières, de murs, de contrôles concernant les personnes. De plus, le capitalisme au sein duquel nous vivons a pris une forme particulière, celle du néolibéralisme qui en est une exacerbation. Comment imaginer faire des réformes sans toucher au fondement capitalistique de notre société, duquel découle tant de conséquences économiques et sociales ? Ce sont des transformations du capitalisme qui auraient véritablement des effets sociétaux et pas l'inverse.  

 

Voir l'article Capital et capitalisme 

  


La post-vérité : une banale poussée de propagande idéologique ?

« Post » signifie après, postérieur dans le temps. Son emploi, eu égard au discours politico-médiatique, voudrait dire que nous serions collectivement "après" un moment de relative vérité. Mais, ce préfixe ne se réfère pas simplement à la temporalité, il signale aussi la disparition, la perte d’importance ou de pertinence. Ce qui avait de l’importance n’en aurait plus. La vérité n’aurait plus d’importance. Est-ce bien le cas ?

Voir l'article : La post-vérité une banale poussée de propagande ?

 

Un collectif de scientifiques appelle à une marche le 22 avril 2017, à l’occasion de la Journée de la Terre, et à la veille du premier tour de la présidentielle en France, pour soutenir les sciences contre les obscurantismes.

Les scientifiques comme les journalistes utilisent une méthode basée sur la collecte, la vérification et l’analyse des faits. Impossible pour eux de souscrire à la fabrication pure et simple et à l’utilisation de pseudo-faits (« alternative facts ») et de « post-vérités » pour donner crédit à des positions idéologiques favorisant les grands lobbys industriels ou religieux sur des sujets aussi divers que le changement climatique, la vaccination, l’économie, le port d’arme, l’interruption de grossesse, les mouvements migratoires ou les relations internationales.

 

Le site : http://www.marchepourlessciences.fr/


La langue de bois est une souffrance pour ceux qui la subissent.

Le langage véhicule toujours du sens et lorsqu'il se vide de son sens, l'ensemble du discours véhicule encore un sens implicite, celui de vide, d'absurdité, de mensonge, de platitude, de fausseté, de duperie, etc. La langue de bois est une souffrance pour ceux qui la subissent, ce qui explique en partie le rejet de la politique observé actuellement. Son utilisation massive est l'un des symptômes de la post-démocratie. Mais on peut aussi la tourner en dérision. Voyez le petit cours de langue de bois amusante, proposé par un expert de l'ENA.

 


Les "réseaux sociaux" comme systèmes de pouvoir et de profit

 

Le terme de réseau social est quelque peu trompeur. Il s’agit en vérité de systèmes informatiques mis en place par des entreprises à but lucratif, donnant la possibilité, à ceux qui s’y abonnent, de déposer ou voir des contenus et d'échanger des messages.

 

Quelques mots sur Tzevtan Todorov

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Personne attachante par sa douceur et sa modération, Tzvetan Todorov vient de disparaître. Il avait d'abord vécu en Bulgarie avant de s’installer en France en 1963. Cet auteur a commencé par des études littéraires et a participé au structuralisme. Au début des années 1980, il a pris un tournant qui l'éloigna de la linguistique et de la théorie littéraire. Il a remis en cause le primat de la forme qui était le thème structuraliste dominant (Critique de la Critique, Paris, Seuil, 1984). Il est ensuite passé à l'anthropologie, à l'histoire des idées et à la philosophie morale.

Une société sans repère


Le philosophe et sociologue Zygmunt Bauman s'est éteint le 9 janvier 2017, à l'âge de 91 ans. Son concept de "modernité liquide" l'a rendu, à juste titre, célèbre (Liquid Modernity, Polity Press, 2000).

Zigmunt Bauman na 20 Forumi vydavciv

 


Modéliser l'humain et le social
 

 

Les termes de modèle et de modélisation sont, depuis quelques décennies, omniprésents dans la littérature scientifique et en particulier celle des sciences du langage, de l’homme et de la société. Quel sens donner à ce phénomène ?

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