Actualité des idées

Au fil de l'actualité philosophique, scientifique et sociétale.

 

Retour du religieux ? Le problème ne se pose que dans les sociétés occidentales au sein desquelles la foi a reculé et les institutions religieuses ont perdu en influence politique. Il ne se pose pas dans les autres sociétés où la religion a toujours été omniprésente et mêlée au politique.

Les derniers livres d'André Tosel (Du retour du religieux et Nous citoyens, laïques et fraternels ?), ainsi qu'un récent numéro de la revue ¿Interrogations? sur ce sujet sont l'occasion de s'interroger. À ce sujet, nous suivrons, de manière critique, l'article d'Édouard Delruelle : "De la laïcité comme dissensus communis". La laïcité a une double face, elle est à la fois civile et politique : civile, car une sorte de consensus s'est établi pour une neutralité publique, et politique par la séparation de l'État et du clergé. L’État garantit la liberté de conviction religieuse et le libre exercice des cultes et, corollairement, un consensus relègue les manifestations religieuses dans la sphère privée, afin d'éviter la réactivation d'une conflictualité permanente.

Le prix Nobel de physique 2017 a été attribué à Rainer Weiss, Kip Thorne et Barry Barish pour leurs travaux sur les ondes gravitationnelles qui ont abouti, en février 2016, à une confirmation expérimentale. C'est l'aboutissement d'un long processus de recherche initiée par l'hypothèse avancée par Albert Einstein en 1916. À la suite de Newton, la gravitation a été considérée comme une force d’attraction. Par contre, pour Albert Einstein, la gravitation est une déformation de l’espace-temps qui se produit autour des objets très massifs. Selon cette conception, la Terre est attirée par le Soleil parce que ce dernier courbe l’espace-temps autour de lui. En 1916, il s'interrogea sur les effets du mouvement accéléré d'un objet de très grande masse. Il en conclut que la déformation de l'espace-temps produite par cet objet se propagerait dans l’espace, en s’éloignant comme une onde circulant à la vitesse de la lumière, déformant l’espace sur son passage (elle l’étirerait selon un axe tandis qu’elle le contracterait selon un axe perpendiculaire au premier).

Une partie de notre patrimoine culturel nous vient de la philosophie des Lumières.

Cette fin d'année 2017 sera l'occasion de fêter le tricentenaire de la naissance de Jean le Rond d'Alembert. De nombreuses manifestations auront lieu en France. Jean Le Rond d’Alembert est né le 16 novembre 1717 à Paris et il y est mort le 29 octobre 1783. Son œuvre qui occupe la seconde moitié du XVIIIe siècle concerne les mathématiques, la physique, l'astronomie, la philosophie, la morale.

À partir de 1750, il s'occupa avec Diderot et Jaucourt de la publication en France de l'Encyclopédie (Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, par une société des gens de lettres, ouvrage qui a été publié entre 1751 et 1772). 

Voici quelques extraits de l'Éloge de d'Alembert fait par Condorcet qui nous dresse un portrait du philosophe (Discours prononcé par M. de Condorcet, à la séance publique de l'Académie des sciences, le 12 novembre 1783, in Œuvres de Condorcet, Paris, Firmin-Didot, 1847, t. II, p. 51-110).

 

 

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Émile Durkheim, dans son livre De la division du travail social, interroge la solidarité. Il oppose deux types de solidarités : - une solidarité fondée sur l'empathie permise par la similitude des individus entre eux, ce qui existe principalement dans les sociétés anciennes (il la nomme solidarité mécanique) . - une solidarité fondée sur la complémentarité fonctionnelle au sein de la société qui existe surtout dans les sociétés modernes (il la nomme solidarité organique). Durkheim pense que c'est principalement par l'organisation sociale du travail que les sociétés modernes peuvent se structurer et maintenir une solidarité. Il estime qu'il y a deux moyens d'organiser le travail - la réglementation juridique du contrat de travail - le fonctionnement du groupe professionnel.

Entre 1915 et 1925, le Mouvement pour la nouvelle culture a posé les jalons de la modernité chinoise et a nourri la pensée des révolutionnaires communistes. Aujourd’hui, les autorités hésitent pourtant à revendiquer son héritage, conscientes de ses potentialités contestataires.

À l'époque, des manifestations étudiantes revendiquaient plus de « science » et de « démocratie », envisagées comme les piliers d’une modernité en construction dans un pays qui vivait une difficile transition politique, celle d’un empire autocentré vers un État-nation capable de s’intégrer dans le concert des nations modernes. Mais,

"les Lumières chinoises sont le grand projet inabouti de la nation" (Jin Guantao et Liu Qingfeng, 2009).

À l'occasion de ce rappel historique, David Bartel, dans son article" Qu'a-t-on fait des Lumières chinoises ? ", met en avant l'Universalisme des Lumières et son caractère profondément antidespotique. Cet Universalisme a une force critique importante par la promotion d'un idéal supérieur.