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Actualité des idées

Blog philo

Le "Projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche pour les années 2021 à 2030" a pour objet de fixer les objectifs et le financement de la recherche en France. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 8 juillet.

« Aucun élément statistique ne permet de constater une détérioration du pouvoir d’achat des Français, ni une hausse des inégalités de revenu, depuis 30 ans. La hausse de la taxation des hauts revenus, des dépenses sociales et celle, plus légère, des revenus alloués au travail l’expliquent en partie.

Les données montrent qu’il n’y a pas de tendance négative en matière de pauvreté, d’inégalités de revenu, de mobilité sociale ou d’inégalité d’espérance de vie entre groupes sociaux. La situation s’avère assez stable depuis 30 ans, notamment grâce à la plus grande progressivité du système d’imposition.

Pour améliorer ce qui peut l’être, encore faut-il éviter de se tromper de constat général. L’histoire du vingtième siècle regorge de faux diagnostics produisant plus de désordres et de souffrances que le soi-disant mal qu’ils devaient combattre .» (Guillaume Bazot)

Rappeler cela est bien nécessaire, tant la critique et le catastrophisme règnent en notre pays. De nombreux médias, dont certains spécialisés dans ce domaine, se livrent au dénigrement systématique. Je cite en vrac : l'inquiétude de la population, creusement de inégalités, casse-tête pour les fins de mois, défaillance de l'État, augmentation de la misère, coût de la vie exorbitant, chômage catastrophique. En France, on semble spécialisé en critiques négatives et décourageantes. Une idéologie de la négativité s'est emparé des médias et des réseaux sociaux.

 

Pessimisme 

 

BAZOT, Guillaume. Les inégalités s’accroissent-elles vraiment ? Niveau de vie, mobilité sociale et répartition en France. In : La vie des idées. 2 juin 2020. https://laviedesidees.fr/Les-inegalites-s-accroissent-elles-vraiment.html

 

Pour certains, une situation d’urgence comme celle de la pandémie permettrait de s’affranchir des règles habituelles en médecine. La pandémie serait comme une opération de secourisme ou de combat, dans laquelle il faudrait improviser et agir vite. Pourtant, un urgentiste confirmé sait que c'est l’inverse : dans l’urgence, il faut appliquer calmement les protocoles pour éviter d’empirer la situation. La règle du primum non nocere vaut encore plus que dans toute autre situation.

Une série d'arguments  permettent de rejeter l’idée qu’il faille s’affranchir des règles en situation d’urgence pandémique.

1 - la méthodologie permet d’obtenir des données fiables dégagées des intérêts privés (intérêts de médiatisation personnelle ou de commercialisation pharmaceutique).

2 - les essais cliniques sérieux permettent de s’assurer qu’un nouveau traitement n’empire pas l’état des patients et cela évite une surmortalité, ce qui est quand même primordial.

3 - la métholodogie permet de dépasser la conviction individuelle (d’une personne ou d'une équipe) concernant l’efficacité de son traitement, qui n’est pas un indicateur fiable, surtout dans l'empressement.

4 - ne pas respecter les règles et préférer des essais rapides peu probants retardera la formation d'un consensus justifié et les mesures efficaces.

L'épistémologie d'une science appliquée comme la médecine nous apprend qu'elle est particulière. Elle est en butte à des biais cognitifs dus à son caractère humain, biais qu'il faut sans cesse combattre pour éviter que le charlatanisme ne s'en empare.

 

Voir l'article complet : L’urgence de la pandémie ne justifie pas de s’affranchir des règles en médecine