Le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) a publié un rapport sur la souffrance psychique des enfants. On observe une aggravation des problèmes de santé mentale des jeunes, qui entraîne une augmentation des suicides. Le rapport du HCFEA met en évidence la mauvaise prise en charge. Faute de soins adaptés, la consommation de médicaments psychotropes augmente au-delà des consensus scientifiques internationaux.

En France comme dans la plupart des pays européens, les soins de première intention recommandés par les autorités de santé (Haute Autorité de Santé (HAS), Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) pour les troubles mentaux chez l’enfant ne sont pas pharmacologiques. Sont, en effet, prioritairement recommandées :
- Les pratiques psychothérapeutiques : psychanalyse, pratiques psychodynamiques et cliniques, thérapies cognitives et comportementales, thérapies familiales et groupales…
- Les pratiques éducatives,
- Les pratiques de prévention et d’intervention sociale.

Ces recommandations sont insuffisamment appliquées, remplacées par des prescriptions de médicaments. Cette attitude est probablement influencée par l'idéologie biologisante qui dénie le psychisme et la relation humaine au profit du neurobiologique. Elle vient aussi, tout simplement, de l'insuffisance de l’offre de soin psychiatrique. Associer les pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales demande du temps et du personnel qualifié en nombre.

  Voir le Rapport du HCFEA sur la souffrance psychique des enfants.