La théorie dite de la "destruction créatrice" a été développée par l'économiste autrichien Joseph Aloïs Schumpeter pour expliquer les mouvements cycliques de la croissance économique. L’idée apparaît en 1911 dans Théorie du développement économique lorsque Schumpeter note que les innovations (de toutes sortes, mais surtout techniques) créent de nouveaux développements économiques qui provoquent la disparition des entreprises devenues obsolètes ou non-compétitives. Ce sont des « processus de mutation industrielle […] qui révolutionne incessamment de l'intérieur la structure économique, en détruisant les éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. » (p.116). Schumpeter a ensuite développé cette théorie dans d’autres travaux. Dans Le Cycle des affaires, publié en 1939, il montre que les cycles économiques dépendent des innovations et, en particulier, des « grappes d'innovation ». Cela signifie qu’un progrès scientifique ou technique (par exemple : la machine à vapeur) amène avec lui d'autres innovations portées par cette découverte et que l’ensemble est pour un temps un facteur de mutation et de développement économique.

Voir : La destruction créatrice et ses limites