Lorsqu’il y a une compétition entre entités politiques, les plus faibles sont absorbées par les plus puissantes. C’est ce qui s’est produit tout au long de la féodalité où les comtés, duchés, royaumes se sont opposés jusqu’à la création des États-Nations qui les ont absorbés. Mais la compétition a ensuite repris au niveau des États sur le plan mondial.

Le problème qui se pose aujourd’hui est de savoir quelle est la taille nécessaire pour une survie politique ? Quelle est la taille minimale pour perdurer dans un monde hostile. Est-ce celle des États-Nations ou de l’Europe entière ? Ce ne sont pas les États-Nations européens qui posent problème, mais leur taille insuffisante et leur faiblesse politique face à la puissance des géants mondiaux aux dents longues.

La question de savoir s’il est possible de survivre sans être inféodé et perdre son indépendance nationale n’est pas évoquée par les anti-européens, car elle montrerait que le nationalisme est en vérité une façade qui cache un abandon de souveraineté par incapacité à la maintenir. Face aux géants qui aspirent à dominer le monde, il faut avoir une taille suffisante pour résister. Le véritable enjeu de l’Union Européenne est d'avoir la puissance nécessaire pour exister politiquement et survivre à l'échelle de la globalisation en cours.

 

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