Attente pour les patients, soins reportés, suivi et dépistage insuffisants, épuisement du personnel, conditions de travail difficiles, rémunérations bloqués… La médecine en France va mal ! L’origine du mal est connue, le remède difficile à trouver.

Pour faire face à l’augmentation de l’activité avec son corollaire d’augmentation des dépenses, divers procédés ont été utilisés. Dans les établissements de santé (hôpitaux et cliniques), les tarifs des séjours ont régulièrement baissé depuis l’instauration de la Tarification à l’Activité dite T2A. Pour pouvoir maintenir leurs ressources, ces établissements sont contraints d’augmenter la productivité (faire plus avec moins ou autant). Les honoraires des libéraux ont été bloqués et le nombre de médecins limité à l'excès (numerus clausus pour les étudiants). Cela ne va pas sans conséquences fâcheuses et même inadmissibles.

Les remèdes possible sont doubles : avoir une meilleure organisation, mais qui ne soit pas bureaucratique-managériale, fondée uniquement sur la productivité, et trouver plus d’argent sans mettre l’État et l’Assurance Maladie en déficit. Un début de solution a été trouvé en Juillet 2020, puisque 7,5 milliards d’euros supplémentaires seront prévus au budget annuel de l’hôpital à partir de 2022. Beaucoup reste à faire.

La médecine, faite pour préserver les biens les plus précieux qui soient, la vie et la santé, demande - d'évidence - à être bien lotie dans une société avancée.

Submit to FacebookSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn