Nous reprenons ici quelques uns des thèmes de l'article Les « gilets jaunes », quand la France se cabre (25 novembre 2018) de Sociologue, Président de la FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH).

À l’heure où dans de nombreux pays les difficultés sociales, les inquiétudes, les problèmes du déclassement, de la précarité ou de la mobilité descendante aboutissent au populisme, au nationalisme et à l’extrémisme, la France donne une image singulière : celle d’une société où s’exprime un mouvement social différent, éloigné des tendances mondiales.

Ce mouvement s’inscrit dans un type de société qui change rapidement depuis une trentaine d’années sous l’effet de la mondialisation, avec la déstructuration de l’État-providence et la sortie de l’ère industrielle et une remaniement économique qui se fait au détriment d'une partie de la population.

S’il est défensif, et classique dans ses significations, il est particulièrement moderne dans ses formes. Il est mobile et en même temps capable d’ancrage local, il utilise massivement les technologies nouvelles de communication, Internet, les téléphones mobiles, les réseaux sociaux.

Le mouvement fait apparaître une France qui se cabre, qui s’indigne, qui demande à être respectée et entendue, qui voudrait une autre politique sociale, plus de démocratie aussi. Et il n’est pas spécialement préoccupé par les prochaines élections.

Il s'agit cependant d'un mouvement de révolte sans vision politique. " Mais cela n’interdit pas de réfléchir au traitement politique de ses demandes." écrit Michel Wiervorka. Comment et sous quelles conditions des revendications populaires peuvent elles se traduire et aboutir à des décision politiques ? 

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