Le documentaire en cinq parties, Moi Sigmund Freud, offre une histoire plaisante et bien racontée qui reprend les données connues de la vie de Sigmund Freud. C'est sérieux, bien fait, ni laudatif, ni péjoratif. Ça fait plaisir de voir qu'on peut sortir des sempiternelles gloses pro ou anti psychanalytiques généralement basées sur des données parcellaires ou mal comprises.

Les témoignages donnent la dimension seconde, de réception a posteriori et d'effet culturel de Freud et de la psychanalyse.

Pour ceux qui voudraient n'écouter qu'une seule émission, je recommande la seconde, intitulée Le Conquistador, qui retrace le début des travaux de Freud, débuts décisifs, indispensables à connaître pour comprendre son travail. L'ambiance particulière de la Vienne fin de siècle, bien décrite par Stefan Zweig dans Le monde d'hier, est un peu passée sous silence. Elle a nécessairement joué un rôle dans la formation initiale de Freud. On regrettera le ton dogmatique d'Elisabeth Roudinesco, ton peu compatible avec la prudence qui devrait être celle de l'historien et du psychanalyste par rapport à des événements qui ne peuvent qu'être reconstitués.

En juin 1873, Sigmund a obtenu son baccalauréat pour lequel il a dû traduire un passage de la tragédie de Sophocle : Œdipe Roi, et, en philosophie, disserter sur le thème "Servir l'humanité". Incertain quant à la direction qu’il doit prendre, tiraillé entre les sciences et les humanités, il étudie la médecine et se cherche un chemin.

En 1886, une bourse lui permet d'aller à Paris dans le service du célèbre neurologue Martin Charcot. Il en résultera un travail sur les paralysies hystériques qui marquera un tournant décisif pour son cheminement intellectuel et la fondation de la psychanalyse.

 

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