L’interprétation causale de la mécanique quantique est liée au matérialisme de certains physiciens. En effet, au cours des années 1950, le groupe de physiciens impliqués dans le programme causal autour de Jean-Pierre Vigier et Louis de Broglie à l’Institut Henri Poincaré est majoritairement constitué de sympathisants communistes.

Leurs travaux sont influencés par les critiques soviétiques contre l’interprétation dominante de la mécanique quantique dite de « Copenhague ». Jean-Pierre Vigier déplore l’abandon du réalisme scientifique en faveur d’une attitude positiviste. Cela montre qu'il y a des interactions entre les recherches scientifique et les présupposés philosophico-idéologiques que l'on peut situer comme un arrière plan, sur fond duquel se déroule les recherches.

Cet arrière plan est formé de grands principes qui sont, d'une part les idées qui conditionnent la démarche de connaissance (réalisme ou positivisme) et, d'autre part, l'ontologie utilisée (les présupposés concernant le réel ici le matérialisme ou pas). Ces principes sont "premiers", au sens où ils influent sur l'ensemble de la recherche (ils l'orientent). S'ils sont souvent implicites, par contre, dans le cas présent, il ont été exposés et débattus.

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