La compétition économique accroît la productivité ce qui est bénéficie aux hommes en donnant à la masse de la population plus de moyens pour vivre, mais, revers contradictoire, c'est un facteur défavorable à l’humain qui dégrade la sociabilité. La richesse globale augmente en Occident, mais sa répartition très inégale, si elle donne une vie meilleure à certains, en donne une très mauvaise à d’autres. Les inégalités créent des rivalités, un affrontement social permanent, peu favorables à l’humanisme. Le développement du marché, la permanence du vol (autorisé et interdit), imposent une relation de défiance généralisée dont on ne peut pas dire qu’elle soit très humaine. Tout ceci est à mettre en relation avec la "grande transformation" notée par Karl Polanyi qui correspond à un renversement de la prévalence entre économie et société : l’économie prend le dessus et elle est volontairement mise au dessus du lien social dans l'ordre des priorités, ce qui rend sa mise en œuvre indifférente à l’humain. C’est l’occasion de dédouaner l’économie d’une partie des responsabilités. Les effets de l'économie sur l’homme dépendent aussi de la politique économique qui est menée et il y en a potentiellement plusieurs possibles.

voir l'article : L'économie est-elle inhumaine par nature ?

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