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Si les banques perdent les peuples payent.

Le problème n’est pas celui de la dette, mais de la dette non remboursable.

C’est une lapalissade qui demande explication.

Presque tout notre système économique fonctionne avec des emprunts. Autrement dit, la majeure partie de la monnaie (85%) est de la monnaie scripturale, des reconnaissances de dettes. Nous ne fonctionnons pas sur une monnaie déjà existante, émise par une autorité qui en contrôlerai la masse et l’adapterait  à l’économie. Nous fonctionnons sur une monnaie émise en fonction des besoins exprimés par les demandes d’emprunts qui sont faits.

Le problème apparaît lorsque ces emprunts n’aboutissent à aucune création de richesse. Cette monnaie-dette est alors non remboursable et surtout « vide », elle ne correspond à aucun bien existant ou à venir. La seule solution rationnelle serait de détruire cette monnaie dette qui en correspond à rien.

La seconde question de fond est pourquoi tant d’emprunts non remboursables actuellement ? Deux réponses.

1/ Ce système est un jeu. Cet argent-dette est une mise sur une future production. Ce jeu est toujours gagnant pour les prêteurs qui touchent un intérêt -ça s’appelle l’usure-.

2/  Le jeu est parfois perdant pour les prêteurs, lorsque la production est insuffisante et ne correspond pas à la valeur du prêt.  S’il n’y a pas de régulation rationnelle des mises, les dettes non remboursables apparaissent.

Certes, les emprunteurs ont été présomptueux, mais, pour leur défense, on doit dire qu’ils sont obligés d’emprunter puisque le système est fait comme cela. Là où le jeu est biaisé, c’est que les prêteurs, c’est-à-dire les banques, ne prennent pas leurs pertes quant elles ont mal misé. Par le biais des régimes politiques complices, elles font payer les pertes aux contribuables.

D’autre part, dans le cas des dettes publiques, l’emprunteur est l’Etat qui devrait avoir l’expertise nécessaire pour adapter sa demande de crédit. C’est quand même un comble de faire retomber sur les citoyens le jeu perdant des banquiers et les erreurs de gestion des politiques.