Archives pour la catégorie Art

Estas Tonne – The Song of the Golden Dragon

Avec son look hippie tout droit sorti des années 70, ce musicien russe à parcoure les rues d’Europe avec sa guitare et son ampli. Il s’installe au milieu d’une rue passante,  allume l’encens accroché Esta Tonnneau sillet de sa guitare, s’accorde et commence à jouer ! Les passants s’arrêtent, écoutent et profitent d’une musique en partie improvisée, servie par une virtuosité impressionnante.

Son site : http://estastonne.bandcamp.com/

Une improvisation qui vaut le coup.

Le désir est-il convivial ?

Le blog de l’An 01 présente régulièrement dans la rubrique Art ce que nous nommons de « l’art au quotidien », celui qui améliore notre quotidien ou qui apporte un éclairage direct sur notre vie. C’est le cas de la lecture de textes philosophiques conçue par  Dany-Robert Dufour avec la coordination artistique de Philippe Adrien.

C’est à Vincennes au Théâtre de la Cartoucherie et intitulé  : LE DÉSIR EST-IL CONVIVIAL  ? 

Les textes sont de Dany-Robert Dufour, Alain Caillé, François Flahault et Jean-Pierre Lebrun.

Argument : le désir. Que veut-il ? Se satisfaire égoïstement jusqu’à tout prendre à l’autre… ou se tourner vers l’autre jusqu’à tout lui donner ? La question divise depuis toujours les bons esprits ; elle a pris aujourd’hui un tour pressant. La solution ultralibérale s’est finalement imposée et les résultats sont là : l’économie marchande, commandée par des maximes égoïstes, impose ses lois aux autres économies humaines (symbolique, psychique, politique, discursive) et met à mal l’économie du vivant. Tous les rapports humains doivent être débarrassés des anciens systèmes de solidarité – ce qui ringardise tout penchant altruiste. La pression de cette idéologie est si forte qu’elle fait de nous des altruistes repentis, contraints à l’égoïsme… ou des égoïstes hantés par l’altruisme.

 DU 18 JUIN AU 21 JUIN 2015

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Les jeudi, vendredi et samedi à 20h30 et le dimanche à 16h30

// ENTREE LIBRE //

Salle Jean-Marie SERREAU

Gratuité culturelle

La possibilité de diffusion gratuite par le Web  dans le domaine culturel est l’un des facteurs de progrès amené par l’évolution technique. C’est une occasion de changement social : rupture avec le vedettariat,  fin du diktat des diffuseurs. Mais ce n’est pas sans poser le problème de l’évolution du statut et de la rémunération des artistes ainsi que des diffuseurs. En tous les cas, à côté de l’art spéculatif nous avons aussi l’art gratuit.

La valse des monstres par Anna 71

Art et spéculation

Une nouvelle pièce au dossier du spécul-art.

L’art dépendent de la société dans laquelle il est produit. De nos jours il est en partie passé dans les mains des marchands et est devenu du spécul-art.  Etre artiste de nos jours, consiste pour certains à s’insérer habilement dans ce milieu spéculatif. plugvendome

Avec le plug anal géant de McCarthy exposé place Vendôme, le spécul-art, a atteint un sommet. De quelle manière la porno-provocation peut-elle se transformer art ? Par la magie d’une coterie de financiers, de critiques et de fonctionnaires de la Culture qui accaparent l’espace public pour décréter « œuvres » des objets ridicules. Objets qui serviront ensuite de placement financier et à la défiscalisation. L’art moderne sert de faire valoir au mercantilisme le plus cynique.

Un art qui est un art de la spéculation

Cet « art des traders » a été analysé par Jean Clair, historien de l’art et ancien directeur du Musée Picasso. Certains « ont pris conscience que des objets sans valeur étaient susceptibles non seulement d’être proposés à la vente, mais encore comme objets de négoce, propres à la circulation et à la spéculation financière la plus extravagante ». Le développement de cette forme de  spéculation confirme les pronostics de Jean Baudrillard, qui avait mis en évidence la capacité du marché à « faire valoir la nullité comme valeur ». Comme il n’est pas possible que ce soit aussi nul, ça doit cacher quelque chose, et donc l’art contemporain « spécule sur la culpabilité de ceux qui n’y comprennent rien, ou qui n’ont pas compris qu’il n’y avait rien à comprendre. Autrement dit, l’art est entré dans le marché du simulacre et de la valeur fictive.

La valorisation financière repose sur l’entente tacite entre collectionneurs privés, fondations (qui défiscalisent à hauteur de 60 %), musées d’Etat et journalistes qui permet de décider des valeurs à la hausse. Dans ce système, l’artiste est plus créé qu’il ne crée. « Les commissaires se sont substitués aux artistes pour définir l’art », résume Yves Michaud, philosophe et ancien directeur de l’Ecole des Beaux-Arts. L’important n’est pas ni l’artiste, ni l’oeuvre, mais le processus associant collectionneurs, fonctionnaires et critiques qui les désignent comme valeur montante.

Avec l’art, nous avons le cas d’école où la valeur ne répond ni à un besoin, ni au travail nécessaire pour produire l’objet, mais à la nécessité de placements financiers sur fond de mystification organisée, le tout porté et par la possibilité de spéculation. C’est beau l’art, une véritable magie alchimique : faire de l’or à partir de vent.

 

 

Burning Man festival

Un espace de liberté, de folie et de gratuité.

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Burning Man est né d’un rassemblement sur une plage de San Francisco, il y a plus de 25 ans. Il a muté au cours des ans en une ville éphémère dans le désert Black Rock du Nevada. Elle naît et brûle pour ne laisser à la fin que des cendres et le souvenir d’expériences inoubliables. Artistes peintres, sculpteurs, danseurs, acrobates, magiciens, musiciens, poètes de l’imaginaire, jusqu’aux aventuriers du sexe : c’est le rendez-vous de la création libre !

Une émission de France-culture à ce sujet

http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-%C2%AB-burning-man-la-diaspora-des-burners-%C2%BB-2013-12-30

Liens

D’autres photos ici :

http://www.ufunk.net/photos/burning-man-trey-ratcliff/

http://julianwalter.com/blog/burningman/